Milieux aquatiques continentaux

Le grand cycle de l'eau (OFB, Matthieu Nivesse (d'après OIEau), 2018)

L’eau couvre les 3/4 de la surface de notre planète. Elle constitue les rivières, les eaux souterraines, les lacs, les mers, les océans. Elle est présente dans les sols et constitue les êtres vivants. Sous toutes ses formes, l’eau participe au cycle de l’eau.

Le milieu aquatique est caractérisé par des habitats (berges, fonds, courants), des populations végétales et animales et par la qualité physico-chimique de l’eau (température, nutriments, etc).

Cet ensemble est fortement influencé par le climat, la géologie, l’ensoleillement et la végétation.
Les lacs et les cours d’eau, mais également les zones inondables ou humides (marais et tourbières) constituent des écosystèmes aquatiques.

Par types d'habitats

Milieux humides, entre richesse et fragilité | Rubrique

Tourbières, mares, prés salés, forêts alluviales… sont autant de termes qui illustrent la diversité des zones humides. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle et assurent de nombreux et primordiaux services envers la société. Particulièrement menacées, dégradées ou en régression, 87% des zones humides ont disparu depuis le XVIIIe siècle et la moitié entre 1960 et 1990. L'enjeu de préservation est crucial. Améliorer leur connaissance est indispensable.

Zone humide de la queue du lac de Saint-Point, un des plus grands lacs naturels de France (Sébastien Lamy, OFB)

Suivre, évaluer et restaurer

Guide de détermination des habitats terrestres et marins de la typologie Eunis | Guides et protocoles | novembre 2018

La typologie Eunis (European Nature Information System) est une classification des habitats naturels, semi-naturels et anthropiques des secteurs terrestres et marins d'Europe sur tous types de milieux. Ce guide est un outil d'accompagnement à l'identification des habitats avec cette typologie.

GP2018 Eunis Couverture BD

Gestion, suivi et évaluation des espaces et espèces | Rubrique

Une boite à outils sur la gestion, le suivi et l'évaluation des espaces, milieux et espèces. Elle est enrichie régulièrement.

Lièvre variable

Qualité de l'eau, des milieux aquatiques et marins | Rubrique

Mise à disposition de méthodes de surveillance et d'évaluation validées (en particulier pour la mise en oeuvre de la DCE ou de la DCSMM, et des politiques de l'eau en général), productions sur la biologie des milieux aquatiques continentaux et marins, sur les pressions qui s'y exercent, telles les pollutions chimiques et sur leur gestion, par exemples via l'amélioration de l’assainissement – collectif et non collectif, ou les changement de pratiques et d'usages affectant l'environnement.

Vignette
 
Nouveautés

Évaluer la réponse des cours d’eau aux opérations de restauration écologique - Études de cas et enseignements pour le suivi et l’évaluation

Effacement d’obstacle, reméandrage, recharge sédimentaire, contournement de plan d’eau… Depuis 20 ans, les opérations de restauration écologique sont un levier majeur au service du "bon état" des rivières, et de la "reconquête" de leur biodiversité. Nombre de projets en France ont aujourd’hui un recul temporel suffisant pour évaluer l'atteinte des objectifs. Mais comment définir des objectifs mesurables ? Quels paramètres, quels indicateurs suivre ? Cette journée d’échanges a bénéficié d'un travail bibliographique important, de retours d’expériences, d'analyses de données spécifiques, issus d'évaluations robustes scientifiquement et diversifiées.

[Analyses de l'eau et des milieux aquatiques] Retour sur la 1re journée "multi-acteur"

Cette première journée "multi-acteur" consacrée aux analyses de l'eau et des milieux aquatiques a permis d'offrir un lieu d'échanges entre tous les acteurs concernés par la surveillance et l'agrément autour de la qualité de l'eau : actualités réglementaires, actualités techniques, retour d'expérience des laboratoires (agrément, limite de quantification, incertitudes, comparaison inter-laboratoire, marchés des agences de l'eau...).


Cours d'eau

Les cours d’eau sont des milieux naturels complexes. Ils assurent l’écoulement des eaux et des sédiments de l’amont vers l’aval ainsi que le drainage naturel des terres. Ils offrent des habitats naturels assurant la vie et la reproduction des espèces aquatiques ; ils constituent parfois de véritables réservoirs de biodiversité. Les cours d’eau sont donc protégés et régis par le Code de l’environnement afin de permettre le maintien de leur bon état écologique et d’un environnement de qualité. L’article L.210-1 de ce code rappelle que « l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. »

Caractéristiques

Dynamiques et mobiles, les cours d’eau évoluent tout au long de leur trajet et au fil du temps. Ils transportent, depuis leur source, des roches, graviers, cailloux, sédiments (sables, limons, argiles) et de la matière organique dissoute ou particulaire qui façonnent son tracé et offrent des habitats diversifiés pour les espèces aquatiques, qui participent ainsi à la biodiversité. Leur bonne santé physique – ou bon fonctionnement hydromorphologique – se caractérise le long de leurs cours par une succession d’eaux turbulentes, courantes et lentes, une morphologie variée et une continuité écologique respectée.

Quelles menaces pèsent sur ces milieux ?

Les cours d’eau sont affectés par de nombreuses pressions telles que les ouvrages transversaux (seuils, barrages, ponts…) et longitudinaux (digues, protection de berges, rectification du cours d’eau) ; la suppression de la ripisylve ; la modification du régime hydrologique du cours d’eau (prélèvement d’eau, lâcher d’eau) et par les pratiques et usages à l’échelle du bassin versant (pollution diffuse, artificialisation des sols, érosions des sols, transport de sédiments fins). Ces divers facteurs altèrent la qualité morphologique et donc écologique des cours d’eau et constituent les principaux obstacles au bon état écologique.

Chiffres clés

L’ensemble des rivières françaises représente une longueur totale de 623 464 km dont :

  • 428 906 km en France métropolitaine (données 2014) ;
  • 182 093 km en Guyane (données 2011) ;
  • 3 717 km en Guadeloupe (données 2009) ;
  • 4 156 km en Martinique (données 2004) ;
  • 3 566 km à la Réunion (données 2012) ;
  • 1 027 km à Mayotte (données 2013).

(Données : BD Carthage (IGN) - 2014 / Source : Sandre, Décembre 2015)

Plans d'eau

Qu’est-ce qu’un lac ?

Dans sa plus simple définition scientifique, un lac est toute cuvette naturelle ou artificielle, remplie d’eau, sans connexion directe avec l’océan (le terme de lagune étant réservé à ce cas). Pour éviter toue confusion, le terme d’étang pourrait être réservé aux plans d’eau vidangeables munis d’une bonde, à usage piscicole. Au sens limnologique, le terme de lac s’applique aussi bien aux lacs d’altitude, aux lacs de barrage ou lacs-réservoirs qu’aux grands lacs de plaines ou aux « étangs »méditerranéens, voire aux mares de forêts. Il regroupe donc des plans d’eau très variés mais qui sont tous régis par les mêmes processus de base. Les lacs se distinguent par leur réponse aux conditions externes (telles que la température). Ils se différencient aussi des fleuves par leur stratification thermique et l’absence de gradient gravitaire, e.i. de courant. Bien que les lacs naturels ne représentent qu’environ 0,01% du volume total d’eau existant sur la terre, leur immédiate disponibilité pour les usages humains a rapidement focalisé l’attention des scientifiques il y a plus d’un siècle. (Source : Pourriot et Meybeck, 1995, Limnologie générale)

Un lac pour le Sandre

Le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) apporte une définition des plans d’eau : « Les plans d’eau désignent une étendue d’eau douce continentale de surface, libre stagnante, d’origine naturelle ou anthropique, de profondeur variable. Ils peuvent posséder des caractéristiques de stratification thermique."

Biens et services

De nombreux biens et services sont dépendants de la qualité de l’eau et de la biodiversité associée comme les ressources (poisson, eau potable), la qualité de vie des riverains et les nombreuses activités de tourisme et de loisir.

Quelles menaces pèsent sur ces milieux ?

Les plans d’eau sont affectés par de nombreuses pressions telles que l’eutrophisation (augmentation des apports en nutriments depuis le bassin versant), les micropolluants, le changement climatique, l’artificialisation des apports et des sorties d’eau (turbinage), l’artificialisation des berges… Ces pressions engendrent une diminution de la qualité de l’eau et donc de la biodiversité qui en dépend tous comme des biens et services que l’homme en tire. Et ces pressions constituent les principaux obstacles au bon état écologique.

Chiffres clés

L'ensemble des plans d'eau français représente une surface totale de 623 000 ha dont :

  • 352 000 ha en France métropolitaine ;
  • 38 000 ha en Guyane,
  • 1 600 ha en Guadeloupe,
  • 326 ha en Martinique,
  • 435 ha à la Réunion,
  • 24 ha à Mayotte.

Données : BD Carthage (IGN) - 2014 / Source : Sandre, Décembre 2015 / https://www.eaufrance.fr/les-lacs-etangs-et-autres-plans-deau

Eaux souterraines

Les fluides jouent un rôle fondamental dans la plupart des processus physicochimiques qui affectent la croûte terrestre ; avec les rivières, les aquifères souterrains occupent une fonction centrale dans ce système.
La diversité des roches réservoirs, ou aquifères, combinée à celle des climats et des paysages, entraîne une grande variété de nappes d’eau souterraine, à la fois en taille, en profondeur et en comportement.

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